PETROPLUS comme ARCELOR MITTAL, TECHNICOLOR, etc… : des cris, des larmes, de la colère… de la douleur à l’état pur.

Quelle douleur d’entendre de nouveau un verdict de liquidation concernant une entreprise dont les salariés luttent jour et nuit pour le maintien de l’emploi.Quelles larmes peut-on empêcher de laisser jaillir lorsque vous entendez l’émotion d’Yvon, Nicolas, et bien d’autres, bouleversés, au micro des journalistes.

Quand le sourire qui apparait lorsque vous voyez s’afficher l’appel que vous attendiez se transforme rapidement en paroles bloquées au fond de la gorge. Les Pétroplus pleurent. Et, n’ayons pas peur de le dire, nous avec.

 Ces salariés que nous avons accompagnés depuis le début, dans l’ombre d’abord, puis en répondant à l’appel adressé aux candidats a la présidentielle (hormis l’extrême droite), afin d’essayer de médiatiser leur combat, avant, pendant et après la dernière campagne. Qui y croyaient à cette reprise ! Et, naïvement, nous aussi… Il y avait une telle confiance dans le regard, une telle envie de dire aux grands patrons : vous ne nous ferez pas baisser les yeux, vous ne nous prendrez pas notre dignité. Et jamais les PETROPLUS n’ont baissé les yeux, jamais. Et leur dignité, elle leur va comme un gant. Ajustée.

 Eux qui luttent depuis des mois pour faire approuver le projet de reprise qu’ils ont eux-mêmes pensé, organisé, et fait valider par un cabinet d’expert.

Qui ont pensé reconversion industrielle, planification écologique, relocalisation et protection de l’environnement sans attendre que les « puissants » leur fassent la « leçon ».

 Avec Jean-Luc Mélenchon, nous nous sommes rendus à Petit-Couronne. Plusieurs fois. Nous avons partagé avec eux les craintes, l’espoir, la ténacité, le courage quand ils nous disaient fièrement qu’ils ne lâcheraient rien ! Et ils n’ont rien lâché. Tous nous pouvons être fiers de ces syndicalistes qui se sont battus jour et nuit comme de beaux diables avec un seul objectif : le maintien de l’emploi sur le site !

 550 + 3 =  550 salariés à la rue ! 3 semaines ! Le tribunal leur laisse 3 semaines pour trouver un autre repreneur, avec un projet « fiable », alors que cela fait plus de 10 mois qu’ils y travaillent à leur projet, et qu’ils l’ont trouvé, le repreneur : l’entreprise NET OIL.

 Mais bon sang, ne peut-on pas faire confiance aux ouvriers qui chaque jour mettent les mains dans le cambouis, ont la fierté et le bonheur de transmettre le savoir faire, de raconter l’histoire de l’entreprise, et de sourires aux souvenirs, aux anecdotes, à la vie qui s’est écoulée depuis des décennies ?

Toutes ces petites touches de bonheurs, et les misères rencontrées que seuls eux peuvent léguer à notre jeunesse, aux petits nouveaux.

 Cette bataille, ils la mènent avec douceur depuis le début du conflit. Ils la mènent avec leurs tripes. Ils la mènent avec leurs cœurs. Ils la mènent en mettant de coté femmes, mari et enfants depuis près d’un an. Avec leur vie brisée par ce combat, ils pourraient avoir l’envie de tout casser. Et bien non, aujourd’hui comme hier, ils restent tels que nous les connaissons. Dignes et debouts.

 Alors Monsieur Hollande, Monsieur Ayrault, Monsieur Montebourg, il est ou le courage politique promis pendant la campagne présidentielle ?

 A quand une véritable politique de soutien de l’industrie en France ?

A quand la réponse du gouvernement à l’appel de « nationalisation » de différents secteurs industriels ?

A quand la réponse du gouvernement à l’appel des salariés pour que repasse au Sénat et à l’Assemblée Nationale le projet de loi contre les licenciements boursiers ?

A quand les nouveaux droits des salariés dans les projets dits « stratégiques » des entreprises ?

 Pour Pétroplus, Sodimédical, Sanofi, Technicolor, Arcelor-Mittal, Ethicon, etc…

 C’est quand le bonheur ?

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Victoire des Elu-e-s FRONT DE GAUCHE au Conseil Régional Nord Pas-de-Calais – Demande d’organisation d’un référendum concernant la ratification du TSCG

CONSEIL REGIONAL NORD PAS-DE-CALAIS

GROUPE Communiste, Parti de Gauche et Unitaires 

Demande d’organisation d’un référendum concernant la ratification du

Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance

 

MOTION VOTEE

En Séance Plénière le 21 septembre 2012

 Les françaises et les français ont manifesté au printemps dernier une volonté forte de rompre avec les politiques libérales et les injustices sociales qui en découlent. Le Président de la République et son gouvernement ont obtenu une majorité pour apporter des réponses aux attentes populaires ainsi exprimées.

 Cela suppose de faire des choix et de prendre les mesures correspondantes tant au niveau national, qu’au niveau européen.

 Cette préoccupation est justement au cœur des enjeux du nouveau traité européen dit « Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » et son pacte budgétaire.

 Avec les nouvelles règles économiques qu’il comporte, comme la règle d’or, et les nouveaux pouvoirs accordés à la commission de Bruxelles, il conditionne incontestablement les politiques qui seront menées dans notre pays.

 Face à l’importance du débat, il serait inconcevable que le peuple ne se prononce pas par référendum. Ce serait le mépriser, et ignorer avec indécence les 64,89% des électeurs de notre région qui ont voté « Non » au traité constitutionnel en mai 2005. Ce serait faire fi des 72% de français qui expriment leur volonté d’être consultés sur un tel sujet. Ce serait négliger les élu(e)s de diverses sensibilités qui par leur responsabilité réclament légitimement ce rendez-vous citoyen.

 Les conseillers régionaux du Nord-Pas de calais sont prêts à s’y engager avec force et détermination, avec responsabilité et exigence dans le respect des diversités de pensée pour porter avec tous les démocrates cette nécessité de débat.

 Les élus du Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais demandent l’organisation d’un référendum national sur la ratification du nouveau Traité qui conditionne l’avenir et ce que nous voulons pour nos territoires, nos départements, notre Région, notre pays, notre Europe.

Résistance & Solidarité !

Il y a peu de temps, 4 millions de voix se sont élevées et ont partagé un même appel : RESISTANCE ! RESISTANCE ! RESISTANCE !
4 millions de voix pour défendre le programme du Front de Gauche, L’HUMAIN D’ABORD, afin de rendre le pouvoir au peuple. 4 millions ! 4 MILLIONS !!!

Alors aujourd’hui, RESISTANCE et SOLIDARITE !

SOLIDARITE avec PSA,
SOLIDARITE avec DOUX,
SOLIDARITE avec AIR FRANCE,
SOLIDARITE av…ec SELVELNORD,
SOLIDARITE avec CGT AIR LIQUID
SOLIDARITE avec 3 SUISSES – les Licenci’elles,
SOLIDARITE avec ROTO,
SOLIDARITE avec PARIS NORMANDIE,
SOLIDARITE avec CONTINENTAL NUTRITION,
SOLIDARITE avec STILL SAXBY,
SOLIDARITE avec CARREFOUR,
SOLIDARITE avec FNAC,
SOLIDARITE avec ARCELOR-MITTAL
SOLIDARITE avec VISTEON,
SOLIDARITE avec PETROPLUS
SOLIDARITE avec SNCM,
SOLIDARITE avec TECHNICOLOR,
SOLIDARITE avec SANOFI,
SOLIDARITE avec PRESTALISS,
SOLIDARITE avec MERCK ORGANON,
SOLIDARITE avec RIO TINTO,
SOLIDARITE avec CONTINENTAL NUTRITION
SOLIDARITE avec FRALIB,

SOLIDARITE avec  …
SOLIDARITE avec …

Aujourd’hui, nous avons besoin, pour tous, de ces 4 millions de voix.

Réponse du PG à l’Appel « stop subventions pollutions »

 

 

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A  : Monsieur Marc Mossalgue, Chargé de l’information Réseau Action Climat, Madame Manuela Lorand, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

Paris, le 10 juillet 2012

Objet : campagne « Non aux subventions à la pollution »

Le Parti de Gauche souhaite vous faire part de son soutien à l’appel « pour l’arrêt des subventions à la pollution et la mise en place d’une fiscalité française cohérente et écologique », vous transmettre quelques remarques sur les argumentaires développés dans le cadre de cette campagne, et enfin vous proposer des pistes de travail en commun.

 Tout d’abord, nous ne pouvons qu’approuver votre démarche, qui préconise de nombreuses mesures identiques à celle défendues dans la proposition de loi n°2028 « instaurant une autre fiscalité écologique par la création du revenu maximal autorisé, l’abrogation de niches fiscales néfastes pour la planète et l’introduction de taxes écologiques ciblées », déposée par nos député-e-s Martine Billard, Jacques Dessalangres et Marc Dolez le 5 novembre 2009. Si ce texte doit être actualisé quant aux mesures d’urgence alors défendues, nous le joignons à ce courrier car l’essentiel de la démarche reste valide. Vous constaterez les convergences qui existent sur la suppression des niches fiscales concernant le transport aérien, le transport routier, les agrocarburants et les investissements nuisibles à l’environnement dans les Dom. De même, sur les mesures visant à orienter l’évolution du parc automobile et la réflexion sur la taxe kilométrique. Nous partageons votre souci que, parallèlement aux incitations à modifier les comportements, les pouvoirs publics offrent des alternatives à nos concitoyen-ne-s, en facilitant la création de débouchés pour le secteur des énergies renouvelables, en aidant à des plans massifs d’économies d’énergie et de développement des transports en commun.

Si cette proposition de loi n’abordait pas les questions agricoles, les mesures que vous préconisez concernant les engrais sont cohérentes avec le changement de modèle que nous défendons, en faveur d’une agriculture paysanne respectueuse de l’environnement, de la santé publique et du travail des producteurs.

Nous avions, pour ce qui nous concerne, souhaité aller plus loin dans le domaine de la publicité, car la question de la culture dominante nous semble centrale. Pour rompre avec le productivisme, nous devons nous attaquer aussi à ses vecteurs, et la promotion d’une consommation à outrance, de l’accumulation de biens sans interroger leur utilité, doit être remise en cause. Nous défendons, au plan économique, la rupture avec les politiques de l’offre qui sont au cœur du productivisme, pour passer à une politique de la demande fondée sur l’examen de l’intérêt écologique et social des productions. C’est pourquoi, nous souhaiterions échanger avec vous aussi sur la question de fiscalité appliquée à la publicité.

Toujours pour marquer la rupture avec le modèle de gaspillage et de surconsommation qui façonne l’imaginaire productiviste et aliène les consommateurs et consommatrices, nous défendons le revenu maximal. Poser ainsi une limite à l’enrichissement individuel nous semble essentiel pour empêcher les gaspillages causés par les ultra-riches, et changer le rapport aux biens matériels dans les consciences. Nous vous soumettons cette réflexion.

Nous souhaitons également attirer votre attention sur certains points des argumentaires qui accompagnent cet appel et méritent débat.

Ainsi, les discours sur le passage d’une fiscalité pesant sur le travail à une fiscalité écologique peuvent recouvrir des intentions fort différentes. Bien entendu, les conséquences sur l’emploi des mesures fiscales et des prélèvements sociaux doivent être mesurées. Mais les idéologues libéraux sont moins motivés par la préservation de l’environnement ou par la lutte contre le chômage que par la volonté de poursuivre les transferts du travail vers le capital dans la répartition des richesses, œuvrant de la sorte au creusement des inégalités que vous dénoncez à juste titre. Le remplacement de cotisations sociales versées par les entreprises par des taxes payées par les consommateurs et consommatrices peut être un instrument de ces politiques libérales. C’est d’autant plus vrai que l’abandon de ces cotisations, base des systèmes de sécurité sociale solidaires, au profit d’une fiscalisation, relève aussi d’enjeux idéologiques, avec la volonté d’exonérer les patrons de leurs responsabilités dans leur relation aux salarié-e-s. Les conditions de travail sont pourtant déterminantes en matière de santé, pour ne prendre que cet exemple.

De même, nous ne pouvons confier au marché le soin d’orienter la transformation écologique de l’économie, puisque les temps longs de l’écologie sont incompatibles avec les temps courts des retours sur investissements propres au capitalisme financiarisé, et nécessitent, pour être pris en compte, l’intervention déterminée de la puissance publique.

Enfin, si une fiscalité écologique participe aussi d’une gestion plus rationnelle des finances publiques, elle ne saurait être mise au service de politiques d’austérité interdisant de mener des politiques écologistes dignes de ce nom.

Constatant ces convergences et la nécessité de débattre de certaines modalités d’action, nous vous faisons les propositions suivantes.

Le Parti de Gauche travaille depuis plusieurs années sur l’outil et la méthode que constitue la planification écologique (proposition de loi et rapport parlementaire également joints). Nous considérons nécessaire de préparer de manière rationnelle, systématique et démocratique la transition entre les modes de production, de consommation et d’aménagement actuels et la société écologique de demain. Nous réfléchissons à un processus d’allers-retours entre un travail au niveau des bassins de vie et l’échelon national, où seront votées les lois de programmation et de financement – et nous proposons un tel modèle à l’échelle européenne. Dans ce cadre, pouvoirs publics, syndicats et associations doivent co-élaborer les orientations. La place des salarié-e-s des secteurs à reconvertir nous paraît centrale, car ce sont des acteurs décisifs des changements, et les meilleurs connaisseurs des processus de production.

Depuis plus de trois ans, nous rencontrons et dialoguons avec de nombreux collectifs et associations : Negawatt, FNE, Sortir du Nucléaire, Greenpeace, WWF, LPO, les Déboulonneurs etc. avec lesquels nous avons débattu des questions de planification écologique et de transition. Durant la campagne présidentielle, le PG a rencontré et soutenu de nombreux salariés en lutte pour la préservation de leur emploi. C’est le cas des salariés des raffineries menacées de délocalisation. Nous nous opposons à ces délocalisations non seulement pour des raisons sociales, mais aussi pour des motifs environnementaux : nous savons que la maximisation des profits des actionnaires pousse à délocaliser vers des pays assurant un moins-disant social, environnemental et démocratique. Qui plus est, nous avons besoin de conserver les savoirs et les savoir-faire des salariés du secteur pour penser et développer la chimie organique de l’avenir. Le 27 mars dernier, nous avons pris part à une rencontre avec les syndicats de plusieurs entreprises, dont Pétroplus, souhaitant échanger sur l’articulation entre projets alternatifs visant à éviter les délocalisations et prise en compte des enjeux environnementaux.

Or, les propositions de taxes sur le raffinage peuvent à bon droit inquiéter les salariés du secteur, car elles seront exploitées pour renforcer le discours des actionnaires en faveur de nouvelles délocalisations. Une rencontre entre associations écologistes et syndicats de la pétrochimie pourrait permettre un échange de point de vue et peut-être une convergence sur des objectifs communs. Une telle démarche préfigurerait pour nous la mise en œuvre de la planification écologique. Nous sommes disponibles pour faciliter des tels échanges.

D’autre part, nous avons travaillé sur les questions d’autres secteurs industriels, comme celui des transports, avec notre proposition de transport combiné « de la route au rail » où la fiscalité a toute son importance. Nous avons enfin échangé sur les questions de fiscalité écologique, au plan français et européen, avec des syndicalistes du ministère des Finances (notamment avec le secrétaire général de Solidaires Finances, issu de la fusion entre le Snui et Sud Trésor). Ces discussions ont été fructueuses sur le décryptage des discours en matière de fiscalité, et ont attiré notre attention sur la nécessité de travailler finement sur les modalités d’application des mesures fiscales. Si les différentes parties en sont d’accord, un groupe de travail commun nous paraîtrait des plus intéressants.

Nous sommes à votre disposition pour une première rencontre, afin de vous écouter et de revenir plus en détail sur chacune de ces propositions.

Avec nos salutations écologistes, socialistes et républicaines,

Jacques GENEREUX, Secrétaire national à l’économie

Corinne MOREL DARLEUX, Secrétaire nationale à l’écologie

Laurence SAUVAGE, Secrétaire nationale aux luttes sociales

Mathieu AGOSTINI, Responsable commission écologie

Guillaume ETIEVANT, Responsable commission économie

Thomas GIRY, Veille écologie

 

SODIMEDICAL : des larmes mais des larmes de joie !

Jeudi 12 Juillet 2012

 

Soulagement aujourd’hui pour les salariés de l’entreprise SODIMEDICAL : 

L’ordonnance rendue mercredi 11 juillet par la chambre sociale de la Cour d ’Appel de Reims ordonne au groupe Lohmann & Rauscher, groupe Allemand propriétaire du site de Plancy-l’Abbaye dans l’Aube, de payer la totalité des 10 mois de salaires dus depuis le mois d’octobre 2011, sous peine d’une astreinte de 400 euro par jour de retard et par salarié.

Illustrations-sodimedical

La cour a également – et c’est une première en Franceexigé la relocalisation de l’activité sur le site de Plancy l’Abbaye avec sa réouverture (la production avait été transférée en Chine),  sous peine de payer une astreinte de 1000 euro par jour de retard et par salarié.

Pour Angélique Debruyne, salariée de Sodimédical : « C’est l’estomac serré que nous sommes arrivés ce matin au travail, avec un énorme doute, (…). Mais quelle explosion de joie quand Maître Campagnolo, notre avocate, nous a appelé pour nous apprendre la nouvelle ! Notre résistance n’aura pas été vaine, mais que d’épreuves et de terreurs nous avons du traverser. Heureusement, notre ténacité et la solidarité qui c’est installée autour de nous nous a permis de tenir. Ce soir, c’est apaisés que nous irons nous coucher avec toujours au dessus de nos têtes le sentiment d’avoir fait de notre combat un exemple et une première. Nous en sommes fiers. ».

Il faut maintenant exiger que le groupe Lohmann & Rauscher applique sans tarder cette décision de justice et qu’il ne fasse pas, comme par le passé, l’ impasse sur le code du travail français.

Le Parti de Gauche félicite pour cette victoire les salarié(e)s qui, pendant deux longues années de, lutte qui n’ont cédé ni à la résignation ni aux menaces.
Cette victoire conforte non propositions en faveur de la relocalisation et des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises :

  • Droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation
  • Droit de préemption de l’activité par les salariés réunis en coopérative.

Laurence Sauvage
SN en charge des luttes sociales

Pour une loi d’urgence contre les plans de licenciements

Jeudi 12 Juillet 2012

PSA a annoncé ce matin sa volonté de fermer son site d’Aulnay. Dans le même temps, les salariés de « SANOFI » manifestent à Chilly-Mazarin où la direction doit annoncer au Comité d’entreprise dans la journée un vaste plan de licenciements alors même que le groupe fait des profits.

Comme nous l’avions craint, les licenciements et fermetures d’entreprises annoncés pour cet été par les syndicats deviennent réalités.

Ne soyons pas dupes, il s’agit d’une déclaration de guerre aux salariés de notre pays au nom de la rentabilité et du profit.  Il est urgent que le gouvernement agisse afin de mettre fin à la casse et à la disparition de l’industrie dans notre pays.

Le parti de Gauche demande qu’une loi d’urgence proclamant un droit de véto des représentants syndicaux dans les Comités d’entreprise et l’interdiction immédiate des licenciements boursiers soit votée le plus vite possible. Le Parti de Gauche apporte toute sa solidarité aux salariés en lutte et sera à leur côté tout l’été.

Pour le Parti de Gauche,

Eric Coquerel, Secrétaire National en charge des relations Unitaires

Laurence Sauvage, Secrétaire Nationale en charge des luttes sociales

Déclaration de Laurence Sauvage et Pascal Thiebaux Candidats du Front de gauche dans la 4e circonscription du Pas-de-Calais

Je remercie chaleureusement les électrices et électeurs qui se sont portés dimanche 10 juin sur ma candidature.

Rappelons-nous que le 6 mai dernier, les 4 millions de voix du Front de Gauche ont contribuées à sortir Nicolas Sarkozy du champ politique et à stopper les politiques de régression sociale, écologique et démocratique de ces dix dernières années.

Le 17 juin, vous voterez pour le second tour des élections législatives. Dans notre circonscription, je vous appelle à ne pas envoyer un député de l’UMP à l’Assemblée nationale et en conséquence, à voter pour Vincent LENA, candidat du Parti Socialiste.

Blog de Jean-Luc Mélenchon : C’est ma fête !

http://www.jean-luc-melenchon.fr/   cest-ma-fete 

Le venin médiatique et politique est craché par celles et ceux qui ne supportent pas que le peuple s’en mêle. Mais quelque chose leur échappe. Le peuple ! Parce qu’il est venu et encore là. Plus que jamais. Parce qu’il sait aujourd’hui que demain, il réussira.

Nous la sortirons, la bête infâme. Nous les sortirons, ces vautours qui ont préféré se vautrer dans la fange anti-mélenchon qu’anti-LePen.

SOUVENONS NOUS : La Bastille, Les plages du Prado, Nantes, Strasbourg, Lille, Villeurbanne, Montpellier, etc….

N’OUBLIONS JAMAIS : le temps des cerises, Ma France, les Corons, la Marseillaise, l’Internationale, L’Emilienne… Continuons en entonner ces refrains ensemble. Demain est un autre jour.

LSauvage

Bel hommage touchant et émouvant : Merci Ricardo

Bonjour Laurence,

 « C’est une photo comme celle-ci qui me donne des raisons d’espérer dans l’humanité. Car l’humain, l’humaine est là, abattue, épuisée, défaite…, renversée, vidée de tout ce qu’elle a donné, harassée par ce qu’elle a reçu, blessée par les coups reçus, les traitrises, les abandons, les coups bas, les coups dans le dos, mais remplie des rires des sourires, des poignées de mains, des regards, des espoirs, pas couchée, pas en larmes, plus intelligente, plus dense, plus belle, plus sage, déjà dans l’histoire qui se dira demain, dans la légende du futur, dans ce lendemain qui ne sera pas que du bonheur mais que de l’amour. Oui, c’est cela, cette photo, le portrait d’une femme qui aime (le peuple) avant l’amour du peuple. Merci, Laurence, pour ton coeur sauvage, comme le disait Neruda. »

Ricardo Montserrat, Ecrivain

Qu’avons nous gagné a Hénin Beaumont et ailleurs… par Ricardo Montserrat, Ecrivain

QU’AVONS-NOUS GAGNÉ ?
Nous avons gagné, en clarté, en joie, en visibilité, nous avons remis devant le peuple, le peuple intelligent, le peuple batailleur, le peuple optimiste. Nous avons créé un mouvement, une force qui bouscule, qui fait tomber les murs, renverse les barrières, ouvre les frontières, fragilise les lois et les croyances qui emmurent, qui limitent notre société. Ce mouvement aide à l’autonomie de chacun mais pas forcément dans le sens qui nous agrée.
Nous avons gagné la bataille des idées, puisque nous avons rappelé l’Histoire, la grande, celle qui tôt ou tard, finit par l’emporter, celle qui parle de bonheur et d’espérance, de justice et de fraternité. Nous avons rappelé qui est l’ennemi, nous avons expliqué pourquoi la nouvelle droite à besoin d’une extrême droite qui canalise les colères, désigne des boucs émissaires et disloque l’unité du peuple. Nous avons rappelé qu’une autre façon de vivre ensemble, d’agir ensemble, de travailler ensemble est possible, si nous faisons confiance à l’intelligence, à l’éducation, à la culture populaire.
QU’AVONS-NOUS PERDU ?
CEUX qui ne veulent pas que les choses changent, qui CRAIGNENT qu’on remette en question leur action au sein de leur communauté, leur entreprise, leur lieu de travail, leur propre famille, leurs petits bénéfices, leurs privilèges, leurs routines, leurs habitudes, ceux qui ont intégré le discours dominant, les normes sociales et ont peur de ce que signifie le changement, l’égalité, la démocratie de base…

Envers ceux-là nous avons un devoir d’éducation populaire, de démocratie, d’apaisement des peurs et des craintes. Comme l’a fait patiemment Jean-Luc Mélenchon, nous devons expliquer pas à pas ce qui est en jeu, les pourquoi, les comment, nous accorder sur le plus petit commun dénominateur, ce que nous voulons qui change vite et ce qui pourra changer si nous le voulons tous. Ensemble.
NOUS N’AVONS PAS GAGNÉ CEUX à qui nous ne savons toujours pas parler, ceux dont nous avons peur, ceux qui sont loin de nous, reclus, enfermés, en marge, ailleurs, ceux qui ne parlent pas comme nous, ne savent plus dire, ne savent plus faire ou font n’importe quoi. De même qu’un enfant n’est pas illettré avant d’être allé à l’école, de même on ne peut demander à ceux qu’on a abandonnés, qui ont été méprisés, humiliés, trahis, même sous des gouvernements de gauche, de comprendre soudainement où est leur intérêt et celui de leurs enfants. Nous avons d’autant moins à leur faire la morale que nous ne sommes pas plus qu’eux parce que nous sommes passés entre les gouttes, nous avons mieux résisté aux crises, ou nous avons encore des liens avec les autres qui ne se sont pas rompus..

Nous ne savons pas parler simplement de choses complexes, nous ne savons pas mettre avant les idées, la simple humanité, comme le font si bien nos amis du Secours Populaire et des associations culturelles, sportives, écologiques, tous ces groupes d’amitié et de solidarité que nous avons trop désinvesti, alors que ce sont eux qui vaille que vaille ont ravaudé, ramendé, recousu le tissu social.
Nous nous devons de recréer des universités populaires, des écoles populaires, nous devons permettre à une génération qui pense différemment, qui n’a connu ni 68 ni 44, ni 36, qui n’a connu que les emmerdes et la crise, d’arriver au pouvoir, et pour cela lui donner les moyens intellectuels de le faire.
Nous devons rajouter au Front de gauche, une forte composante populaire qui prenne en compte, en charge, les sensibilités de la marge, les laissés pour compte, les fragilisés, les précaires. Ils sont plusieurs millions, ils sont experts en misère et en résistance, ils survivent au jour le jour. Si nous aidons les moins désespérés, les plus rageurs à prendre des responsabilités, ils entraineront leurs compagnons de mouise avec eux. Ils inventeront une autre manière de faire de la politique, plus vivante, certes, plus en marge, différente.
Nous devons ouvrir nos portes, nos maisons, nos tables, nos rues mais surtout nos têtes à ceux qui ne sont pas comme nous, ouvrir de nouvelles maisons du peuple, de nouveaux espaces de liberté. Nous devons apprendre à nous connaître, et nous reconnaître. Nous devons créer de l’intelligence collective fondée sur le partage des savoirs, positifs et négatifs, fondée sur l’égalité. A la République des profs doit se substituer la république de tous, et surtout celle des braves, des bons, des gentils, des courageux, de ceux qui savent vivre et survivre.
Nous perdrons encore, et encore, et encore, et puis nous gagnerons. Car la victoire des idées justes et fortes s’obtient quand on accepte de comprendre pourquoi elles n’ont pas triomphé, puisqu’elles sont si justes, quand on comprend comment fonctionnent les écluses d’un canal.

 Ricardo Montserrat

Ecrivain